Grand tour du Mauna Kea : l’itinéraire

Dès la préparation de ce voyage j’avais prévu de remonter sur le Mauna Kea, pour le panorama, pour le coucher de soleil, pour les étoiles. Et puis aussi pour le plaisir de grimper par nous-mêmes ses 4200m en voiture. À cet effet j’avais bloqué une journée entière, en puisque nous avions le temps, j’avais opté pour faire le grand tour du Mauna Kea, en le contournant par l’est puis en revenant par la Saddle Road, au centre de l’île. Un tour en voiture de plus de 300km…

De Volcano jusqu’à Waipi’o valley

Tour du Mauna Kea : le paradis des apprentis surfeursLa descente vers Hilo se fait dans le brouillard et la pluie, mais le ciel s’éclaircit quand on arrive près de la côte. Le « Guide Bleu » nous invite à prendre l’ancienne route qui longe l’océan plutôt que l’autoroute : elle est pittoresque et nous fait découvrir l’île telle que ses habitants la connaissent. Et vers 9h30 nous arrivons dans la petite baie d’Onomea, paradis des apprentis surfeurs. La côte rocheuse est abritée des grosses vagues océaniques, et en cette saison le Pacifique est … pacifique. L’endroit est malgré tout surveillé et bien équipé : toilettes, douches, etc.

La route est agréable, et rappelle la « route pour Hana » de Maui. Des virages, des ponts, des cascades, à l’ombre de la forêt…

Sur les coups de 11h nous décidons de faire un arrêt fruité : sorbets et smoothies maison sont les bienvenus, car nous n’avons pas pris de petit déjeuner ce matin…C’est en lisant le « Guide Bleu » que nous avons découvert cette adresse, et leur secret de fabrication de ces extraordinaires smoothies.

L’astuce du voyageur averti :

Un smoothie, à la base, c’est des morceaux de fruits mûrs et des glaçons, passés au mixeur, le tout servi dans un grand verre avec une grosse paille. C’est frais, désaltérant, mais plein d’eau à cause de la glace. Le truc est de remplacer les glaçons par des morceaux de banane que l’on aura préalablement congelés. Ça donne à la fois la fraîcheur et la texture au smoothie. A condition d’aimer les bananes… C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu déguster celui de Béatrice, qui déteste les bananes !

de Waipi’O vers Saddle road

Une heure plus tard c’est reparti pour le bout de la route, au point de vue sur la vallée de Waipi’o, que nous atteindrons vers 13h30. Oui, la route est longue…

Waipi’o est une vallée encaissée, à l’instar de Pololu valley que nous avions découverte il y a quelques jours. Pour y descendre, une seule route. Abrupte : la pente est à 25%. 4×4 obligatoires : même la Cheerokee n’est pas autorisée à descendre, c’est une « AWD »… Pour les amateurs, une belle randonnée part d’ici pour aller rejoindre la vallée de Waimanu, inaccessible autrement, sauf par la mer. La randonnée, longue et parfois difficile, comporte une particularité : 4 points de secours par hélicoptère. De quoi faire réfléchir le randonneur mal préparé !

Les forêts d'eucalyptus, plantées par l'hommeEn direction de Waimea nous traversons les forêts d’eucalyptus que nous avions survolées au début de notre séjour ici. Surprenant. Ils ont été plantés en remplacement des cannes à sucre, et servent pour la menuiserie (en Chine) ou l’alimentation des centrales thermiques locales.

Saddle road

Après avoir roulé vers le sud, nous obliquons maintenant vers l’est, sur Saddle Road. C’est la route qui rejoint Hilo en traversant l’île entre ses deux volcans principaux : le Mauna Kea à notre gauche, le Mauna Loa, au loin, sur notre droite. C’est une ancienne route militaire qui servait à relier les deux côtes de l’île. Pas entretenue, chaotique, elle n’était parcourue que par des véhicules à toute épreuve. L’armée a ouvert « sa » route il y a longtemps, mais elle était connue pour être presque impraticable tant les nids de poule, les ornières, les fissures étaient nombreux. Elle a été refaite il y a peu, et permet désormais de rejoindre Hilo rapidement, dans un paysage étonnant.

Il est déjà 15 passées quand nous arrivons à la route qui conduit au sommet du Mauna Kea. Et d’ici il faut compter deux heures pour faire le trajet en sécurité, avec une bonne heure d’acclimatation à l’altitude, au Visitors center. La fatigue de la journée se fait sentir, il nous reste encore du chemin à faire : la sagesse l’emporte et nous décidons de rentrer à l’appartement. Un bon repas au restaurant du Volcano House clôturera cette belle mais un peu trop longue journée de voiture.

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