10 août 2017

L’arrivée au Groenland

Ce matin, décollage à midi de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, en direction de Kangerlussuaq, au Groenland ! Par habitude et par précaution nous sommes arrivés la veille de Montpellier. Ainsi, aucun stress pour enregistrer nos bagages, passer les si longs contrôles de sécurité et s’entasser dans les minuscules salles d’embarquement du terminal 3.

Le vol dure quelques heures et nous finissons par avoir un point de vue sur le Groenland, sa calotte glaciaire, ses fjords. Souvent sous d’épaisses couches de nuages…

Nous étions déjà venus au Groenland en 2009, pour une croisière à bord du Fram, et nous avions pu visiter Kangerlussuaq une ou deux heures avant d’embarquer. Cette année l’organisation est tout autre, et nous sommes rapidement recueillis par les bus qui nous conduisent au port, pour un embarquement rapide. Un second avion nous suit de près, il n’y a pas de temps à perdre : pas de vol régulier pour Ponant, mais des charters affrétés auprès du mieux offrant en terme de prix…

Nous connaissions déjà le Boréal, notre hôtel flottant pour les deux semaines qui viennent : nous retrouvons nos marques rapidement. Et curieusement, nous n’avons pas ressenti le besoin, ni même l’envie, de ramener des photos du bateau : c’est bien l’extérieur qui nous attire : la roche, la glace, l’eau, la vie sauvage et les hommes.

On lève l’ancre

La journée s’éternise… Nous avons atterri vers 13h30, heure locale. Avec quatre heures de décalage horaire. Le Boréal appareille aux alentours de 20h, soit l’équivalent de minuit pour nous. Rien de bien méchant, mais sans avoir vraiment quoi que ce soit à faire ou à voir, le temps parait vite long…

L'Akademik Ioffe
L’Akademik Ioffe : un « vrai » navire d’expédition pour touristes chanceux.

Dans le fjord de Kangerlussaq un navire d’expédition attend ses passagers : l’Akademik Ioffe. Un ancien navire scientifique russe reconverti en bateau d’expédition pour touristes chanceux. 96 passagers, un environnement plus spartiate que sur le Boréal mais une conception du mot « expédition » à la hauteur des contrées visitées. Là où Ponant rechignait jusqu’à cette année à fournir des bottes en caoutchouc pour ses passagers (obligatoires car débarquement Zodiac dans l’eau), l’Akademik Ioffe fournit bottes fourrées, parkas, sacs à dos, jumelles, pantalons étanches, bâtons de randonnée. Une autre conception de l’expédition en zones polaires !

La descente du fjord se passe sans encombre, la mer est calme, il fait un peu froid, le ciel est couvert, le plafond bas. Les berges rocailleuses présentent d’étranges formations géologiques : cette terre, parmi les plus anciennes de la planète, a été maintes fois rabotée par d’énormes glaciers. L’eau du fjord est d’un vert très clair, laiteux, saturée des alluvions arrachés à la roche par la calotte glaciaire toute proche.

Nous faisons route au nord, en direction d’Ilulissat, que nous devrions atteindre en début d’après-midi. Un peu plus de 300NM à parcourir, soit environ 550km…

Le fjord de Kangerlussuaq
La mer d’un vert-turquoise laiteux, la roche grise et noire profond, les nuages blancs et impénétrables : nous voici au Groenland !
Gros plan sur les bords du fjord de Kangerlussuaq
La géologie du Groenland semble si particulière : on croirait des coulées de basalte, il n’en est rien…
Les falaises du fjord de Kangerlussuaq, en N&B
Parfois la nature est si « brute » qu’elle ne se révèle qu’en N&B…

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