Résumer un mois à Hawaii en quelques minutes : un vrai challenge pour un tel voyage. Les images se précipitent dans la mémoire, les photos défilent, les anecdotes resurgissent. La relecture des articles du blog prend quelques temps mais offre déjà en elle-même un bon résumé de cet extraordinaire voyage. Alors que dire de plus ?

Ce voyage extraordinaire nous a comblés !

Les préparatifs étaient-ils bons ?

Préparer un tel voyage de son côté, sans passer par une agence, demande beaucoup de temps et d’énergie. Internet est immensément riche pour cela, d’autant plus si l’anglais n’est pas un obstacle. Ce qui est plutôt utile quand on envisage de passer un mois aux États-Unis… Et globalement les préparatifs étaient bons. Très bon même.

Les logements

Comme à la maison !

Le choix des points de chute via AirBnB était pertinent. La difficulté était de choisir entre un lieu de résidence unique (ou deux éventuellement) et plutôt bien placé, et de rayonner autour, ou de choisir un voyage plus itinérant, sous forme de « road trip ». Au bout du compte minimiser la gestion des valises, pouvoir profiter des infrastructures (lavage du linge, commerces de proximité, etc.) est très avantageux. Se poser chaque soir au même endroit sans trimbaler les bagages dans la journée est vraiment l’idéal.

à Oahu je me suis souvent posé la question : « est-on au meilleur endroit de l’île ?« . Il est d’usage de résider à Waikiki beach, mais on est alors loin de l’essentiel de l’île. Une position centrale s’est avérée être optimale pour le séjour que nous avions choisi.

A Maui, le choix était délicat. Plus au nord, vers Kahului, on était plus proche de la route pour Hana et de la route pour l’Haleakala, mais le climat est nettement moins agréable que sur la côte sous le vent, très plaisante. Les deux options sont bonnes.

Pour Big Island j’avais sous-estimé la taille de l’île, mais avoir opté pour deux lieux de résidence a été le meilleur choix. Rester une semaine près du volcan permet d’en profiter pleinement. D’autant que j’étais totalement passé à côté de la météo locale, très brumeuse, fraîche et humide…

Enfin, à Kauai, nous aurions du rester un ou deux jours de plus à Princeville, peut-être un jour de plus à l’est (mais pas au Hilton). Terminer à Waimea est probablement le meilleur choix du séjour.

Budget : 5374 €, soit environ 180€ par jour pour deux personnes.
On peut trouver facilement des AirBnB bien moins cher, voire même de petits hôtels, des pensions ou de simples chambres. J’avais opté pour de petits appartements bien équipés, c’est un choix très personnel : quand on est loin de la maison, un peu de confort fait du bien. On peut restreindre nettement le budget en cas de besoin.

Les voitures de location, le carburant

Fiers de louer un vrai 4x4
La Jeep Wrangler est « la » voiture de touriste à Hawaii, à égalité avec la Mustang cabriolet

Soyons clairs : on reconnait les touristes de loin à Hawaii. Entre les Mustangs colorées et les Jeep Renagade on est vite fixé. Ici, à Hawaii, personne ne conduit de tels véhicules ! Le cabriolet n’est pas vraiment approprié à longueur d’année à un climat tropical capricieux. Et pour ce qui est du 4×4, un vrai PickUp est 100 fois mieux qu’une Jeep…

Nous avions loué à chaque fois une voiture un peu grande et logeable, en 4WD : c’était probablement inutile.
Pour Oahu, une (petite) citadine suffit amplement.
Pour Maui, la Jeep Cherokee un peu puissante aide à monter tranquillement à l’Haleakala, et à faire confortablement le tour de l’île en sécurité.
Pour Big Island, le 4×4 ne trouve son intérêt que si on monte soi-même au sommet du Mauna Kea, ou si on veut descendre dans les vallées encaissées du Nord. Attention dans ce dernier cas à prendre un 4×4 et pas un 4WD. En dehors de ces cas d’exception, une citadine ou une routière est un meilleur choix. En se souvenant que les trajets sont longs…
Enfin, pour Kauai, le 4×4 peut trouver son intérêt, au sud de l’île, pour aller au bout de la plage de Polihale ou descendre (puis remonter) les pistes latérales de Waimea Canyon.

Budget : 1298€, chez Enterprise, soit un peu plus de 40€ par jour. Deux conducteurs compris systématiquement chez tous les loueurs, pas d’assurance optionnelle. On ne peut pas faire beaucoup moins en ayant un réel confort et une bonne sécurité.

Au niveau du carburant, deux ou trois choses à savoir. D’abord, tout le monde roule en essence : c’est notre cas en France mais ça peut surprendre quand on est habitué au Diesel. Ensuite, malgré trois CB internationales haut de gamme, j’ai souvent du payer en espèces : les pompes automatiques n’aiment pas trop les cartes internationales. Payer en espèces est d’ailleurs une expérience intéressante : on fait l’avance de la somme présumée. Si elle est trop faible, la pompe s’arrête. Si on a vu trop large, on retourne récupérer sa monnaie. Pratique et plein de bon sens, comme souvent ici. D’ailleurs, les personnels sont habitués à la situation. Quand on leur demande quelle somme laisser « en paiement d’avance », ils regardent la voiture, nous demandent où en est la jauge et font une évaluation très précise de la somme…

Au total nous avons du parcourir entre 3000 et 3500km en voiture. L’essence n’est pas très chère, mais je n’ai pas regardé le budget…

Au passage, à propos des carburants, une chose intéressante sur l’approche culturelle de la consommation des véhicules. Ici, en France, nos ordinateurs de bord et nos magazines spécialisés nous parlent de la consommation : on consomme « x litres chaque 100km ».
Ici, à Hawaii, on parle d’autonomie : quelle distance puis-je parcourir avec un gallon (3,8 litres) ?
En France on a peur de la panne sèche, on compte nos sous.
Aux États-Unis on cherche uniquement à savoir si on peut encore aller plus loin…
Deux cultures différentes !

Les vols inter iles

L’avion qui nous conduit à Kauai

J’ai tout réservé chez Hawaiian Airlines. Il existe de petites compagnies locales, avec de petits avions, mais passer par Hawaiian donne beaucoup plus de souplesse dans l’organisation des vols, pour un prix comparable. Quand on réserve sur leur site Internet, on peut choisir les vols individuels ou opter pour un circuit. Cette option permet de disposer d’un seul contrat qui, au besoin, peut être modifié ou annulé simplement. L’autre avantage est que quand il s’agit d’enchaîner deux avions, comme pour le transfert de Big Island à Kauai, le site choisit deux vols « compatibles ».

Au final, personnel sympathique, embarquement efficace et rapide, y compris au niveau des contrôles de sécurité : rien à voir avec la France !

Budget : 789 € pour deux passagers, pour les vols, et 200€ pour les bagages (toujours facturés en supplément au moment de l’enregistrement). On oubliera le budget des vols long courrier pour le blog, puisque nous avons opté pour des trajets en classe « affaires », quelque-peu onéreux.
En principe on peut aller à Hawaii et en revenir pour quelques centaines d’euro par personne.

Les bagages

La Cosmolite 75 de Samsonite
La Cosmolite 75 de Samsonite

Avant de partir j’avais pris soin de bien préparer le contenu de nos bagages, en fonction du programme de ce grand voyage. A l’usage c’était plutôt bien vu. Nous aurions pu nous dispenser d’un short, d’une chemise ou d’une paire de sandales légères.  Voire même d’une des deux paires de chaussures de trail : le temps sec de septembre a toujours permis de sécher les chaussures. Mais à une autre période de l’année, les deux paires auraient été bien utiles. Les deux sacs à dos de taille différente (par personne) ont servi régulièrement, selon la nature des randonnées. Et les grosses chaussures de randonnées ont été nécessaires plus d’une fois. Au final, on aurait pu alléger un peu nos bagages, mais pas tant que ça. Nous les avions limités aux 23kg imposés par les vols intérieurs, et c’était largement suffisant.

Le guidage routier et en randonnée

J’avais téléchargé les fonds de cartes de Google Maps avant de partir, pour les quatre îles de l’archipel : excellent choix, à renouveler. Nous n’avions pas l’état du trafic routier, mais hormis autour de Honolulu, c’est totalement inutile.

Pour ce qui est des randonnées, l’application ViewRanger pour les enregistrer, et une bonne préparation avec AllTrails et le tour est joué.

Ce qui nous a surpris

1000$ d'amende si on jette des détritus sur la route
1000$ d’amende pour celui qui balance un détritus le long de la route !

Beaucoup de choses sont surprenantes à Hawaii. Nous avons ainsi mis plusieurs jours avant d’identifier notre première pharmacie. Pas facile non plus de trouver un troquet pour simplement boire un coup : on est décidément loin de la France.

Tout d’abord, et parce que ça peut s’avérer important : difficile de trouver une pharmacie ! Il y en a, probablement nombreuses, mais elles ne sont pas repérées par une grosse croix verte sur la rue. Nous avons passé la première semaine sans en découvrir une seule…

La propreté des lieux et des routes est étonnante : même sur des petites routes oubliées de tous on ne voit pas un mégot, pas une canette, pas un déchet sur le bord ou dans les fossés. Il faut dire que les amendes pour celui qui jette quelque-chose le long de la route flambent à 1.000$. Ça calme ! De plus, le surprenant programme « Adpot a Highway litter control » (adoptez la gestion du contrôle des déchets de la route) est très répandu et très respecté.

La circulation est très calme à Hawaii. La limite de vitesse est souvent assez basse, parfaitement respectée. Les distances de sécurité sont importantes, et elles aussi sont respectées scrupuleusement. Pas de coups de klaxon aux carrefours, et de la courtoisie permanente.

Deux choses surprenantes au début, mais redoutablement efficaces. La plupart des carrefours communs sont balisés avec quatre STOP. Tout le mode s’arrête, et le premier arrivé est le premier qui passe. Et ça marche ! Quant aux feux tricolores de signalisation, ils sont de l’autre côté de la route, et du coup on les voit bien mieux. Au-dessus on trouve toujours le nom de la rue ou de la route que l’on traverse : facile pour se repérer. Rien à voir avec nos carrefours ou nos feux français. Et puis, chose surprenante supplémentaire : pas un rond-point !

Un point marquant dont on n’a pas conscience au début : chaque ville, chaque village comporte de nombreuses églises, de confessions différentes. Toutes chrétiennes, mais avec des noms improbables. Le sens du mot « communauté » est bien marqué ici, mais il est aussi possible que les avantages fiscaux accordés aux églises jouent un petit rôle.

Parmi les surprises, il en est une qui concerne les avions inter iles.  Ici, les horaires sont indicatifs : si tous les passagers ont embarqué et que l’avion est prêt, il décolle. Même s’il a 10 ou 15 minutes d’avance !

Côté restauration, il faut prendre ses marques. Les petits déjeuners locaux sont divins : riz frit, toasts, œufs, bacon, pain perdu (french toast), thé ou café (très léger), jus de fruits. Pas de tartines, beurre et confiture ni de viennoiseries. Les restaurants sont nombreux, très internationaux : mexicains, asiatiques, continentaux. Ce sont le plus souvent des restaurants rapides, où l’on peut indifféremment choisir de manger sur place ou à emporter. A ce sujet, il est remarquable de constater qu’on nous propose partout d’emporter nos restes si on n’a pas tout mangé, quel que soit le restaurant !

Au passage, il faut bien faire attention que partout les prix sont affichés hors taxes. Ici, pas question de mettre un prix TTC qui fait « disparaitre » la TVA et faire croire au consommateur que le prix affiché part intégralement dans la poche du commerçant.
Non, aux USA on n’affiche ici que ce qui revient au commerçant. Les taxes sont ajoutées à la fin, ainsi chaque consommateur prend chaque jour conscience de la pression de l’administration.
Encore une fois, deux cultures différentes… moi, j’aime bien l’approche américaine !

A  faire, à refaire, à changer

Au début de la Kalalau Trail
Au début de la Kalalau Trail

La première chose qui me vient en tête est bien évidemment la Kalalau Trail, à Kauai. La prochaine fois, c’est sûr, on la fera en entier !

Monter à nouveau au sommet de l’Haleakala à Mauai est incontournable, c’est évident. Essayer le lever de soleil, puis profiter du temps clair pour faire une plus belle randonnée dans le cratère doit valoir le coup.

D’une manière générale, les innombrables randonnées sur les quatre îles visitées combleront tous les amateurs de balades comme de treks engagés. Les randonnées que nous avons faites sont toutes mémorables, je les referais avec grand plaisir.

Visiter la partie nord de Maui mérite très certainement le détour.

Mieux profiter des plages, des zones de baignade et de snorkeling (palmes, masques et tuba) est à prévoir. J’avais organisé une alternance randonnées et visites ou repos. Mais les journées de repos ou de visites étaient toujours très chargées : quelques jours supplémentaires de farniente au fil du voyage auraient été les bienvenus.

Bien entendu, en randonnées ou au bord de mer, toujours tenir compte des panneaux indiquant les dangers ! Contrairement à la France où les panneaux sont plus réglementaires qu’utiles, ici ils indiquent des risques bien réels.

Il est probablement pertinent d’aller assister à un autre Luau, ces soirées dîner-spectacle si touristiques mais si dépaysantes. Peut-être sur un site plus grand que Feast at Lele

Passer un ou deux jours de plus à Princeville pour faire la croisière du coucher de soleil sur la Napali Coast est impératif : notre voyage était déjà très long, j’ai sacrifié cette sortie, je ne referai pas cette petite erreur…

A Kauai, il est essentiel de partir avant le lever du soleil pour les randonnées à Waimea Canyon pour arriver au départ dès le lever du soleil : à 10h ou 11h les nuages sont déjà présents…

Il faudra impérativement retourner sur le champ de lave de Kalapana à Big Island, peut-être plusieurs fois durant le séjour. Idéalement, dans cette perspective, prévoir de dormir sur place, à Kalapana. Et essayer l’approche à vélo…
En revanche, on peut se dispenser de faire le grand tour du Mauna Kea lors d’un second séjour, au profit d’une seconde montée au sommet en individuel.

 En tant que bons touristes, on pourra peut-être visiter Honolulu, Waikiki Beach et ses boutiques de luxe.

Pour résumer, si je devais préparer à nouveau ce premier voyage à Hawaii, je rajouterais au moins une semaine à l’ensemble. Un ou deux jours de plus à Maui, pour découvrir le Nord, profiter des plages. Deux ou trois jours de plus à Kauai au minimum, pour faire Kalalau Trail, la croisière de coucher de soleil sur la Napali Coast, randonner dans Waiemea Canyon, et un ou deux jours de plus à Big Island pour retourner sur le champ de lave, aller le voir par la mer, remonter au Mauna Kea…

Et puis regarder s’il est possible de faire de belles plongées sous-marines, en organisant les journées de repos nécessaires en fonction.

Oui, pour un tel voyage, il faut avoir du temps. Beaucoup de temps…
Ou y retourner une nouvelle fois !

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Téléphone mobile : attention !

Nous avons l’habitude de partir à l’étranger, et couper la 4G est devenu un réflexe depuis des années. Dans mon forfait j’avais une dizaines de jour d’usage à l’étranger, qui m’ont servi deux ou trois fois (dont à Pearl Harbor). J’ai envoyé un SMS, mais jamais utilisé la 4G durant le reste du séjour…

Mon opérateur de téléphonie mobile, la Société Française de Radiotéléphonie, a cependant trouvé le moyen de me facturer de la consommation de données tous les jours (y compris les jours où nous étions dans les longs courriers), et de me facturer des envois de SMS émis par ses propres serveurs !

Comme on peut s’y attendre, le service client en ligne est juste chargé de noyer le poisson, de faire tourner le client en rond (et en bourrique). Aucune prise en compte des réclamations, aucun remboursement, aucune considération pour l’usager…

Bref, quand on est client chez cet opérateur, il est prudent de se renseigner à l’avance afin d’acheter sur place une carte SIM pré-payée.

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