D’Aguadulce vers Málaga en passant par Motril

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Mardi 27 octobre 2020

Nous quittons Aguadulce vers 10h, direction Motril, à une cinquantaine de miles de là. Pas un souffle de vent aujourd’hui, nous irons au moteur…

La journée est paisible, la navigation agréable malgré le bruit du moteur, alors on profite…

La côte que nous longeons après avoir quitté Aguadulce est curieuse : tout est blanc. Ce sont des milliers de serres dans lesquelles poussent tout au long de l’année une grande partie des fruits et légumes qui approvisionnent l’Europe. Laid, mais curieux à voir…

Je fais un saut dans la soute avant, sous la surveillance de Béa, pour aller chercher quelques colliers Rislan…

Le but est d’essayer de réparer l’un de nos tuyaux d’eau dont l’embout a cassé. On s’occupe comme on peu…

Pendant ce temps Béatrice nous prépare une bonne salade de fruits… avec un peu de saumon frais !

Petit à petit nous approchons de Motril. Au loin, à l’intérieur des terres, la Sierra Nevada domine le paysage.
 
Motril est une microscopique marina qui ne paie pas de mine, mais nous y sommes très bien accueillis. Entendre “Welcome !” à la radio est étonnant. pas de vent, ce sont trois marineros qui viennent nous aider. Sur le premier emplacement la pendille est trop courte, alors on change de place…
Motril est plus un petit port de plaisance qu’une marina : Jasmin y est le plus grand bateau, et de loin !
33€ la nuit, adaptateur électrique prêté sous caution, nous sommes bien installés.
Mais le plus étonnant est que c’est bien la première fois où on nous donne les horaires de bus : il n’y a rien à voir ici, le mieux semble être d’aller visiter Grenade, à 2h de route. Une autre fois peut-être…

Mercredi 28 octobre

 Départ tardif pour Malaga. Tardif, car je découvre un problème : de l’huile au fond du compartiment moteur ! Je nettoie comme je peux, il doit y avoir environ un verre d’huile noire, à l’arrière, côté courroie de distribution. Elle a été changée au printemps, il y a peut-être un truc qui a mal été resserré. Je verrai ça à Malaga…

La navigation se fait lentement : nous essayons de passer sous gennaker, notre belle et grande voile orange de petit temps, mais sans grand succès…

Nous arriverons à Malaga vers 18h, au moment où le soleil se couche. Je passe sur le canal 11 de la VHF, ainsi qu’il est demandé ici. Je rentre dans le fond du port, sur la droite, là où en principe se trouvent d’autres bateaux de plaisance. Rien ! Vide !
La police portuaire m’indique un emplacement sur le quai nord, derrière la vedette des sauveteurs en mer, devant le seul (et immense) autre voilier présent.
Nous nos amarrons le long d’un ancien quai de paquebots commerciaux, si j’en juge par la taille énorme des bittes d’amarrage. Un jeune policier portuaire vient nous attendre et m’explique la règle : aujourd’hui=1 jour, demain=1 jour, etc. Ici, on compte l’occupation du port par tranches de 24h, de minuit à minuit. Pas comme dans les marinas où on compte la nuit passée, comme dans un hôtel. Par ailleurs le tarif est fonction de la surface occupée par le bateau : 86m2 pour Jasmin. Ce sera donc une addition de 129€ pour 3 “jours” et 2 nuits.
Pas d’eau, pas d’électricité, pas de sanitaires, pas de wifi. Rien d’autre qu’un énorme quai vide, loin de tout…
Cette étrange tarification portuaire et l’absence d’accueil au quai “privé” recevant habituellement les plaisanciers fait que beaucoup d’entre eux ne viennent pas ici durant leur descente vers Gibraltar…
 
Malaga, c'est aussi un petit apéro après une belle journée en mer !

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À méditer…

J’adore le sentiment d’anonymat dans une ville où je ne suis jamais allé auparavant.

Bill Bryson