Cette première journée en Islande nous conduira au Blue Lagoon. Mais avant ça, il s’agit d’aller en Islande…

Prologue

Nous avons choisi depuis quelques mois d’aller faire le tour de l’Islande en voiture. Le départ est prévu le 1er juin 2011. Moins de deux semaines avant le départ, le volcan Grimsvötn entre en éruption. L’espace aérien islandais est fermé, la route n°1 que nous devons emprunter est fermée au sud, la cendre et la poussière volcanique rendent l’endroit hostile…

Quelques jours avant notre départ le volcan en question retourne au repos, tout rentre dans l’ordre : le voyage est confirmé. Nous verrons sur place les traces de l’éruption…

Jour 1 : 31 mai- départ de Teyran

Une fois de plus nous partons pour un voyage inhabituel. Une fois de plus nous choisissons de monter en train à Paris. Demain notre avion part de Roissy, et les connexions avion au départ de Montpellier sont inadaptées.

Le taxi passe nous prendre à la maison vers 13h45. On lui confirme au passage notre date et heure de retour. Ainsi, pas de voiture à laisser au parking… Le train est à 14h30.

La  lecture pour ce voyage est « Next » de Michael Chrichton.

A l’arrivée à Roissy nous montons juste au dessus de la gare TGV, au Sheraton, comme à notre habitude. On ira prendre un en-cas au club lounge du 4e, et finalement un vrai repas à la « brasserie » de l’hôtel. Excellent choix. Mais matelas trop ferme, repas arrosé, chambre un peu chaude : la nuit ne sera pas réparatrice…

Jour 2 : 1er juin – Départ pour Reykjavik

Notre avion est à 14h30, nous prenons un bon petit déjeuner à l’hôtel et partons à l’enregistrement pour 11h30. Queue, attente : j’ai pris des places en classe « éco » en oubliant que la classe « affaire » permet justement de ne pas perdre ce temps…

Le vol se passe bien, on grignote un truc rapide en vente à bord car la faim se fait ressentir.

Arrivée à Keflavik, l’aéroport international. On récupère les bagages vers 16h, heure locale (Paris – 2h). Le FlyBus nous prend à 17h, direction le « Blue Lagoon ». Le meilleur endroit pour commencer un séjour en Islande paraît-il.

Blue Lagoon

Le trajet est rapide : une vingtaine de minutes. On récupère nos bagages, on entre dans le site. Quelques photos à l’extérieur : une eau laiteuse qui semble bleue tant elle réfléchit le ciel dégagé, dans un paysage désolé de lave volcanique…

Le “Blue Lagoon” est une station thermale. Sa la particularité est la création d’un lac totalement artificiel de plus de 200 mètres de longueur dans une zone volcanique, au milieu des champs de lave et de lichen. Le lac est alimenté par l’eau de la centrale géothermique de Svartsengi.

Grâce à un forage à plus de 2 000 mètres de profondeur, la centrale puise une eau sous pression (12 bars) réchauffée à 240 °C par l’activité volcanique de l’île qui permet de produire de l’électricité et de chauffer les villes de Grindavik et Reykjavik grâce à la chaleur de la terre.

L’eau riche en silice ressort de la centrale entre 30 et 39 °C et alimente directement la station thermale et le lac artificiel. Ces dépôts rendent le sol imperméable avec le temps, d’où la nécessité pour la centrale de continuellement creuser de nouveaux bassins de décantation dans le champ de lave.

Le centrale géothermique qui alimente le Blue Lagoon
Le centrale géothermique qui alimente le Blue Lagoon
Un détail sur les bouleaux qui poussent sur le site
Ici les forêts de bouleaux sont omniprésentes. Mais il faut les chercher au raz du sol !

 

Quelques heures de détente au Blue Lagoon

Entrée dans le site : on nous remet des bracelets comportant une puce RFID (sans contact). Ils servent à entrer. Avec les valises. On  trouve de très gros casiers à bagages dans lesquels les valises et les sacs photo prennent place. A la fermeture d’un casier, un bip retentit sur un détecteur au centre de l’installation. Il suffit d’approcher son bracelet pour que le casier se ferme, son numéro apparaissant alors sur l’afficheur. Pratique, simple et efficace.

Le temps de se changer et nous voilà dans une eau entre 37° ET 40°. Il est 18h, la relaxation commence…

Stéphane, allongé dans l'eau laiteuse
L’eau est tellement chargée en silicates que l’on flotte sans aucun effort. A croire que l’on pourrait marcher sur l’eau…

Baignade, détente, découverte du site, puis quelques prises de vues : nous avons décidé de rentrer à l’hôtel par la dernière navette, à 21h.

Il nous faudra une petite heure pour être déposés à notre hôtel, près de l’aéroport domestique.

Entre les formalités, les douches, l’agencement des bagages pour le départ du circuit demain, nous fermerons les yeux après minuit. Heure locale. Sans pourvoir trouver facilement le sommeil : le lit est composé de deux matelas joints par un zip. Bien pensé. Mais on dirait deux trampolines : au moindre mouvement de l’un l’autre est secoué. Courte nuit…

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