Ka’ena Point Trail, par le sud

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Aujourd’hui nous allons découvrir la pointe ouest de l’île, par sa côte sud, via Wai’anae. Cette partie de l’île est peu fréquentée par les touristes. Sa réputation historique de zone à forte criminalité, sa quasi absence d’infrastructures touristique en font une visite toute particulière. Mais les habitants et la police ont mis de l’ordre dans la sécurité des lieux, et s’il y a encore des vols dans les voitures garées au bord de la plage, ils se font plus rare…

Cette partie de l’île change par rapport à la côte est, visitée hier. Elle est plus aride. On est sous le vent, l’effet de foehn joue son rôle : le vent y est plus sec, plus chaud, la végétation plus aride. En cette fin d’été, les fleurs ont disparu et les plantes sont sèches comme les blés avant la moisson… Les paysages semblaient majestueux vus d’avion, lors de notre arrivée, et il aurait été dommage de ne pas venir ici.

Le trajet nous prend une petite heure, les limites de vitesse étant ici assez basses. Arrivés au bout de la route, un parking permet de laisser la voiture sans gêner la circulation.

La balade est facile, elle se tient pour l’essentiel sur une piste ouverte aux 4×4 sur environ 4km. Quand je dis « ouverte aux 4×4 », il s’agit de vrais 4×4, pas de SUV comme le Honda HRV que nous avons loué : la piste est peu entretenue, défoncée, de grands débattements de suspension sont nécessaires…

De place en place nous rencontrons des pêcheurs, en petits groupes, venus en ce beau dimanche pour prendre des poissons et du bon temps.

La randonnée se fait le long d’une côte rocheuse battue par les vagues. Les contrastes entre la roche noire, le bleu de l’océan, le turquoise des hauts fonds et le blanc des vagues est saisissant.

Il fait très chaud ici. Très, très chaud : les poches à eau de 3 litres sont les bienvenues. Une astuce de Béa : glisser un petit pack à congélateur tout fin entre la poche a eau (restée au frigo toute la nuit) et le sac à dos. Bien vu !

Arrivés presque au bout du chemin, une clôture et une porte d’accès barrent le passage. De l’autre côté, sur la pointe ouest de Oahu, se trouve une vaste zone de nidification d’oiseaux marins. La clôture est destinée à empêcher l’entrée des rongeurs, dont les mangoustes. Les rongeurs qui réussissent à passer sont capturés ou empoisonnés…

Nous passons donc maintenant sur un sentier sablonneux et balisé : la saison de la reproduction des albatros est terminée, les nids sont tous vides. Nous cherchons donc un accès à l’océan pour nous rafraîchir un peu. C’est là que nous rencontrons un phoque moine, alangui dans une mare d’eau de mer laissée à la marée descendante. Inattendu ! Le plus curieux est qu’il est couvert de petites plaques d’algues vertes : à croire qu’il passe sa vie dans ce marigot…

Nous poursuivons un peu jusqu’à trouver une autre mare pour nous y baigner : elle est aussi occupée par un phoque !

L’entrelacs de gros rochers basaltiques noirs nous conduit enfin vers une petite zone donnant sur l’océan, mais protégée des assauts des vagues et de la marée montante : nous allons nous y baigner presque une heure dans une eau chaude qui parait fraîche par rapport à l’air extérieur. Il fait 32°C à l’ombre. Et il n’y a pas d’ombre !

Au retour nous profitons du spectacle des falaises qui bordent cette partie de l’île : celles-là même sur laquelle débouchait notre première randonnée (Kealia Trail), et dont le point de vue nous avait été « volé » par une végétation trop envahissante !

Demain matin on quitte Oahu pour Maui. Nouvelle île, nouvelles découvertes…

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À méditer…

L’homme qui veut s’instruire doit lire d’abord, et puis voyager pour rectifier ce qu’il a appris.

Giacomo Casanova